MOTTE FÉODALE

Motte féodale
(détail du plan de Barbier, XVIIe s.,
Archives nationales)

Aucun vestige ne permet d'attribuer à Saint-Amand une existence antique, mais il est vraisemblable que son origine soit un couvent fondé au VIIème siècle par saint Théodulple, un ermite de Bourges. Les moines installés sur le site défrichent alors les terres alentours et construisent une première église dédiée à saint Amand, qui disparaît sans laisser d'autre trace que son nom, qu'elle transmet à la minuscule et pauvre communauté qui l'anime alors et d'où va naître la ville.

Au XIème siècle, un modeste château de bois est érigé sur une motte féodale, baignée par la Marmande. Afin d'améliorer la défense de la motte primitive, il semble  qu'on l'ait alors accentuée artificiellement.

Sous cette protection, Saint-Amand-le-Chastel se constitue définitivement un siècle plus tard. Couvrant l'actuel quartier de la paroisse, cette cité peu étendue s'entoure de murailles protégeant ainsi le château et l'église romane que l'on vient juste d'y bâtir. Les fossés, d'aspect marécageux et larges d'une vingtaine de mètres, ont donné au quartier le nom de « Grenouillère ».

Outre l'église et la motte seigneuriale, le « Vieux Château » (c'est ainsi qu'on désigne alors cette cité) contient un auditoire, une commanderie de Saint-Antoine (avec grange et chapelle) et des fours banaux

On ignore quand le vieux château a véritablement été abandonné par le seigneur du lieu, mais on sait qu'en 1594, on installe dans ses ruines, à la motte, de nouvelles prisons.


&  Pour en savoir plus...

Ÿ BUHOT DE KERSERS (A.), Le canton de Saint-Amand - Histoire et statistique monumentale du département du Cher, éditions du Bastion, Paris, 1892, pp. 117-122.

Ÿ HUGONIOT (Jean-Yves), Saint-Amand-Montrond, mémoires d'une ville, éditions du Cercle Généalogique du Haut-Berry, Bourges, 1998, p. 139.

Ÿ MALLARD (Victor), Histoire des deux villes de Saint-Amand, Bourges, 1894, pp. 30-33.


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