MOULIN BOURGUIGNON (ou GRANDS-MOULINS)

Moulin Bourguignon
(détail du plan de Barbier, XVIIe s.,
Archives nationales)

Sous l'Ancien Régime, Saint-Amand compte de nombreux moulins d'origine médiévale installés sur la Marmande, principal vecteur de développement économique de la cité : le moulin Billeron, le moulin Bourguignon, le moulin Prévost (ou Testard), le moulin d'Orval, le moulin de la Cornière, le moulin de la Saulzaie, le moulin des Forges (où naîtra en 1825 le futur sénateur du Cher Jean Girault) ou encore le moulin à écorce (la tannerie étant alors l'une des principales activités de la ville). 

Le moulin Bourguignon, aussi appelé Grands-Moulins, est sans doute l'un de plus anciens.

On sait qu'il appartient au XIVème siècle à la sirie d'Orval, comme le constate un acte de foi et hommage daté de 1339, dans lequel Jean Bourguignon déclare tenir des seigneurs de Seuly « les moulins neufs assis sur la rivière de Marmande avec leurs auberies ».

Moulin Bourguignon (ou Grands-Moulins)
(carte postale, début XXe s.)

Au début du XVIIème siècle, le duc de Sully, alors seigneur de Montrond, rachète plusieurs moulins situés sur la Marmande (A.M. Saint-Amand-Montrond, AA 10). 

A la Révolution, le moulin Bourguignon accueillera provisoirement une partie de la fonderie de canons créée par Hassenfratz, et on y fabriquera des quantités considérables de boulets.

Vendu en 1810 par le comte de Fougières, le moulin Bourguignon reprend alors son activité minotière et les bâtiments connaissent jusqu'à nos jours de nombreuses transformations. Le vieux gué qui le jouxte est ainsi doublé en 1863 par une passerelle.


&  Pour en savoir plus...

Ÿ HUGONIOT (Jean-Yves), Saint-Amand-Montrond, mémoires d'une ville, éditions du Cercle Généalogique du Haut-Berry, Bourges, 1998, pp. 146-147.

Ÿ MALLARD (Victor), Histoire des deux villes de Saint-Amand, Bourges, 1894, pp. 66-67.


Ç Retour au plan

Retour haut de page È