PONT PASQUET

Pont Pasquet
(détail du plan de Barbier, XVIIe s.,
Archives nationales)

Outre un pont en pierre établi sur le Cher à une époque indéterminée, la Marmande est elle aussi traversée par plusieurs ponts, notamment le pont Pasquet et le pont de pierre.

Selon Chevalier de Saint-Amand, le pont Pasquet pourrait remonter au XIIIème ou au XIVème siècle et tiendrait son nom d'une riche famille du Moyen Âge. Il permet la communication avec les faubourgs des Trois-Sabots et des Grands-Villages, et, au delà, la ville de Dun-le-Roy (actuel Dun-sur-Auron).

Longtemps le pont Pasquet ne fut qu'une modeste passerelle de bois. La Marmande faisant un coude à cet endroit, le courant et les crues détérioraient en effet régulièrement l'ouvrage. Mais le maintien de ce pont s'avérant vital pour l'économie saint-amandoise, les habitants feront plusieurs fois pression sur les officiers municipaux pour obtenir son rétablissement. Ainsi, en 1737, on vote même une imposition exceptionnelle sur les collectes de Saint-Amand et du Vieux-Château pour financer les travaux de reconstruction du pont.

La question des réparations successives occupe d'ailleurs bien des séances du conseil municipal, sans pour autant qu'on parvienne à trouver de solution miracle. 

En 1781 par exemple, on décide de confier à Joseph Meunier, maître-charpentier, la réalisation d'un nouvel ouvrage en bois (A.M. Saint-Amand-Montrond, DD 2). 

Plan du pont Pasquet, dressé en 1781 par Joseph Meunier,
maître charpentier  (A.M. Saint-Amand-Montrond, DD 2)

Pont Pasquet
(carte postale, début XXe s.)

En 1836, la municipalité se met enfin d'accord sur un projet de pont en dur mais ne parvient cependant pas à régler la question du financement. 

C'est pourquoi le 7 mars 1837, dans une séance extraordinaire du conseil municipal entièrement consacrée à cette épineuse question, tous les conseillers mettent la main au portefeuille et règlent ainsi définitivement le problème.

Le pont Pasquet sera désormais formé de trois arches de pierre à cintre aigu, lui imposant une double pente très rapide. Notons que la pile centrale, cause de tous les maux, a récemment été supprimée.


&  Pour en savoir plus...

Ÿ AUTISSIER (Albert), « Pour réparer le pont Pasquet, Messieurs les conseillers, vite à vos goussets ! », in Bulletin des Amis du Musée Saint-Vic, n° 17, Saint-Amand-Montrond, 1987, pp. 36-40.

Ÿ BUHOT DE KERSERS (A.), Le canton de Saint-Amand - Histoire et statistique monumentale du département du Cher, éditions du Bastion, Paris, 1892, pp. 129-130.

Ÿ HUGONIOT (Jean-Yves), Saint-Amand-Montrond, mémoires d'une ville, éditions du Cercle Généalogique du Haut-Berry, Bourges, 1998, pp. 148-150.


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