PORTE MUTIN

Porte Mutin
(détail du plan de Barbier, XVIIe s.,
Archives nationales)

Au XVème siècle, lorsque la ville neuve de Saint-Amand-sous-Montrond s'entoure de murailles, on compte pas mois de cinq portes : la porte Mutin (ou Moutin), la porte de Bourges, la porte du Pont Pasquet, la porte Verte et enfin la porte de l'Hôtel-Dieu.

Selon la tradition, la porte Mutin ne doit pas son nom au souvenir d'une quelconque révolte mais à un riche bourgeois de la ville qui aurait fait édifier à ses frais l'édifice lorsque la ville fut close de murailles en 1435.

 Par extension, la porte Mutin a également donné son nom à la rue y conduisant. Celle-ci débouchait sur une petite place, un pont (donnant sur la rue Aux-Blanches) et des tours de fortifications

Les contrats de démolition permettent de se faire une idée de la disposition et de l'aspect de cet ensemble, comportant à l'évidence un certain nombre d'éléments en pans de bois.

Rue Porte-Mutin
(carte postale, début XXe s.)

Rue Porte-Mutin
(carte postale, début XXe s.)

Axe essentiel de la ville médiévale et repère géographique sans cesse employé dans les actes notariés, la rue Porte-Mutin est sous l'Ancien Régime une rue très artisanale et toujours animée.

Néanmoins, même si elle a su garder jusqu'à nos jours sa vocation commerçante, son aspect tortueux a été totalement modifié au XIXème siècle par le remaniement des façades soumises au plan d'alignement.


&  Pour en savoir plus...

Ÿ BUHOT DE KERSERS (A.), Le canton de Saint-Amand - Histoire et statistique monumentale du département du Cher, éditions du Bastion, Paris, 1892, p. 123.

Ÿ HUGONIOT (Jean-Yves), Saint-Amand-Montrond, mémoires d'une ville, éditions du Cercle Généalogique du Haut-Berry, Bourges, 1998, pp. 197-199.

Ÿ MALLARD (Victor), Histoire des deux villes de Saint-Amand, Bourges, 1894, pp. 65-66 et 119-121.


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